Jeudi 3 mai 2007


A deux pas de Perrache, le lycée Juliette Récamier propose l’ étude de nombreuses langues étrangères.
Ainsi, une section de chinois a été crée en 2005 avec 26 élèves. Nous travaillons dans une bonne ambiance avec des activités extérieures intéressantes : cinéma, calligraphie, restaurants...


En 2005-2006, les élèves de première ci-dessous ont participé aux premières Assises Internationales du Roman de Lyon.




Ils expliquent leur démarche :


"Avec pour objectifs la publication de nos critiques dans le journal Lyon Plus et la rencontre avec l’écrivain Wei-Wei, nous avons choisi de tous lire son livre « Une fille Zhuang ». Nous, les élèves de chinois des classes de premières, avons d’abord écrit chacun une critique personnelle, puis nous avons mis en commun nos impressions pour réaliser une critique collective."



En février 2009, 10 élèves de Terminale ont participé à un voyage à Pékin avec d'autres élèves du Lycée Lacassagne.


Photo prise au stade Olympique de Pékin

Par Elevesdechinois - Publié dans : Biographie de Wei-Wei
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Jeudi 3 mai 2007

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1957 : Wei-Wei naît à Nanning d’un père Zhuang et d’une mère Aka.

1969 : Elle rêve de devenir médecin après une grave maladie.

1976 : Wei-Wei travaille à la campagne comme tous les jeunes.

1978 : Admission à l’Institut des minorités nationales du Guangxi.

1980 : Fin des études au Guangxi et départ pour Beijing à l’Institut des langues étrangères.

1982 : Elle réussit son concours et entre à l’Université de Wuhan.

1986 : Wei-Wei va étudier à Paris grâce à une bourse.

1989 : Après le Printemps de Pékin (massacre d’étudiants sur la place Tiananmen début juin) elle décide de ne pas revenir vivre en Chine après avoir goûté à la liberté d’expression en France. Elle s’installe en Angleterre où elle vit encore.

1996 : Elle publie La couleur du bonheur

1997 : Le Yangtsé sacrifié.

2001 : Fleurs de Chine.


Mai 2006 : Rencontre avec des élèves du Lycée Juliette Récamier dans l'enceinte du lycée.

Janvier 2009 : Message de Wei-Wei souhaitant bon voyage à Pékin.



Par Elevesdechinois - Publié dans : Bibliographie de Wei-Wei
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Jeudi 3 mai 2007

La couleur du bonheur : Mei li raconte à sa petite fille comment elle a été mariée de force avec un aveugle paralysé. Sa fille pourra,  elle, choisir son destin. Wei Wei peint un pays à deux facettes, avec l’attachement au respect des traditions ainsi qu’une envie de modernité.

 Le Yangtsé sacrifié : Wei Wei raconte son voyage sur le Yangséjiang en 1995. Elle nous fait partager les inquiétudes des Chinois face à l’édification du barrage des Trois Gorges, qui engendrera l’immersion de nombreux villages et vestiges archéologiques.

 Fleurs de Chine : Wei Wei confronte l’histoire de dix filles qui portent toutes des noms de fleurs ou de fruits. Leurs destins entrecroisés témoignent de la réalité du régime communiste et souligne le contraste entre Chine traditionnelle et Chine d’aujourd’hui. 

 

Une Fille Zhuang: Lire nos critiques...

Par Elevesdechinois - Publié dans : Bibliographie de Wei-Wei
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Jeudi 3 mai 2007

La force d’une fille Zhuang image-weiw.jpg

 

Années 70 : Fin de la Grande Révolution Culturelle en Chine.

Propulsée par une décision du parti communiste à l’Institut des Minorités Nationales du Guangxi, Wei-Wei pourra quitter le dur travail des champs. A cause du manque d’interprètes en Chine et parce que sa mère a autrefois été accusée d’opposition au parti, elle est contrainte d’apprendre le français et de renoncer à la médecine à laquelle elle se sentait destinée depuis son enfance. Fille de la minorité Zhuang, Wei-Wei  relèvera ce défi du destin et même s’éprendra de la langue française. Malgré la déception, sa détermination et son optimisme l’aideront à surmonter tous les obstacles : la complexité de l’apprentissage de la langue française, les contraintes posées par le parti,  le traditionalisme de sa mère qui voudrait lui imposer un mari dont elle ne veut pas. A la fois par hasard et grâce à sa volonté, elle déniche et savoure des œuvres illustres de la littérature française à demi interdites car considérées comme porteuses d’idées capitalistes.

Dans ce récit autobiographique à la fois drôle et émouvant, écrit directement en français dans un style fluide et naturel, l’auteur nous dévoile la culture chinoise à travers divers proverbes, anecdotes et légendes. En introduisant un dialogue entre les cultures française et chinoise,  elle arrive à créer une réelle complicité avec le lecteur. Elle nous entraîne dans un véritable voyage qui dépasse tous les stéréotypes. De la description des marchés aux mille parfums, à celle des villages paysans pendant la révolution culturelle, en passant par l’atmosphère chaleureuse mais tendue de sa famille, c’est un authentique tableau de la Chine qui nous est offert à travers les yeux d’une fille Zhuang.

Original, instructif, divertissant, ce livre nous fait réfléchir sur nous-mêmes, notre situation … et notre chance ?…

Un témoignage plein de courage, de détermination et d’optimisme, à découvrir !

 

 Les élèves de chinois des classes de 1re 

Par Elevesdechinois - Publié dans : Correspondance
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Jeudi 3 mai 2007

« Une fille Zhuang ». Critique de Clémence Proust. 1ère3

 

Wei-Wei, écrivain d’origine chinoise émigrée en France puis en Angleterre, décide dans son roman intitulé « Une fille Zhuang » de raconter les différentes péripéties qu’elle a vécues dans sa jeunesse, et comment elle a tenté de s’en sortir malgré les différents obstacles rencontrés.

 

Depuis sa plus tendre enfance, Wei-Wei a toujours voulu être médecin. Mais la révolution culturelle de Chine oblige tous les étudiants à travailler dans les  campagnes et effectuer un travail manuel. Elle se retrouve alors dans un petit village du Guangxi à piquer du riz et à faire toutes autres sortes de corvées.

Mais voilà qu’un beau jour le maire de son village lui annonce qu’elle est convoquée à l’université. Elle s’imagine alors étudiante en médecine. Mais à sa grande surprise (et déception), les universitaires lui demandent d’étudier le français pour les besoins de l’Etat : ils manquent d’interprètes pour une mission humanitaire en Afrique. Elle est alors obligée de se plier aux règles de l’Etat et perd tout espoir. C’est le début d’un long et périlleux apprentissage.

La voila donc en train d’apprendre, contrainte et forcée, le français : un apprentissage qui se déroule d’une bien étrange manière. En effet, tous les jours les étudiants doivent faire des marches militaires et traduire des slogans. Mais grâce à l’intermédiaire de son professeur qui lui avoue que les textes étudiés ne sont que des textes de propagande et qu’un véritable Français n’en comprendrait pas un mot, elle décide grâce à ses précieux conseils de rentrer pour la première fois dans une bibliothèque et découvre (clandestinement) avec l’aide de la bibliothécaire le roman de V. Hugo Les Misérables et d’autres classiques.

Sa passion pour la culture française va naître petit à petit. Bien que l’apprentissage du français ne se fasse pas sans difficultés, elle éprouve un certain plaisir à comparer deux langues  et à comprendre pourquoi, par exemple, nous conjuguons tel ou tel verbe. A travers ses lectures, elle verra les différences entre les cultures et éducations chinoise et française.

 

Mon avis : La détermination qu’Wei-Wei tout au long du livre est émouvante et touchante à la fois. Alors qu’elle comprend  parfaitement que plus rien ne pourra la faire devenir médecin, elle retrouve cependant l’ espoir et ne baisse pas les bras.

De plus, elle ose faire face à sa mère et imposer son choix pour le mariage (chose qui à l’époque et pour cette culture est très rare). Ce qui est aussi très intéressant dans ce roman, c’est la comparaison des deux langues chinoise et française car on se rend compte que l’apprentissage de la langue français n’est  pas si facile que cela. En plus, il est intéressant de le voir pour nous qui étudions le chinois depuis l’année dernière. 

 

 

Critique de Léa Malley. 1ère3

 

Elle court, Wei-Wei, elle court. Elle va enfin réaliser son rêve…aller à l’université. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce n’est pas pour étudier la médecine. Et bien d’autres surprises l’attendent…

Wei-Wei est un écrivain chinois dont les rêves de petite fille étaient d’apprendre la médecine (chinoise et occidentale) et de …guérir les malades. L’Etat lui demandera d’étudier le français, et elle nous livrera, dans l’histoire de sa vie d’étudiante, les surprises auxquelles elle est confrontée, mais aussi ses difficultés pour apprendre notre langue. Elle nous fera partager la culture chinoise, les habitudes des Chinois, l’Histoire de la Chine, à travers de nombreuses anecdotes qui rendent son livre plus vivant et plus facile à lire.

On « vivra » également avec elle ses joies et ses rêves, ses espoirs et ses déceptions.

Elle parle de ses aventures avec humour, et compose de nombreuses images. Enfin, dans un style bien personnel, elle écrit et utilise ses expressions qui nous font sourire.

Ainsi, elle surmonte tous les obstacles dressés sur son chemin et finira par vivre en France. Ce livre nous instruit, nous divertit, et nous fait réfléchir…


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Par Elevesdechinois - Publié dans : Correspondance
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Jeudi 3 mai 2007

Wei-Wei répond à Clémence, Pauline, Lucie, Marguerite :


1) En quelle année êtes vous arrivée à Paris ? Qu’avez-vous fait dans cette ville ? Y êtes vous venue
pour travailler ou pour mieux connaître la France et sa langue ?


2) En quelle époque êtes-vous allée à Manchester ? Pourquoi avez-vous choisi d’aller en Angleterre ? Pourquoi avez-vous décidé de quitter la Chine ? Y êtes vous retournée depuis ? 
En 1989: après le Printemps de Pékin (massacre d’étudiants sur la Place Tian-An-Men le 6 juin), j’ai décidé de ne pas retourner vivre en Chine : ce serait trop difficile après avoir connu la liberté d’expression en France. Je suis donc allée en Angleterre rejoindre mon mari qui y faisait des recherches. Je vis actuellement à Manchester mais rentre régulièrement en Chine…


3) Que faites-vous à présent ?
Jongleuse de chiffres (dans un bureau de la compta) et de mots (à la maison), je m’occupe de mes enfants – deux grands ados – et m’acharne à acclimater fleurs et légumes préférés dans mon jardin trop souvent inondé hélas par les pluies trop copieuses… 


4) Quels éléments jugez-vous capitaux pour comprendre votre parcours après votre départ de Chine ? Ceux qui m’ont marquée depuis 1980 ? 
L’entrée à l’Université de Wuhan ; la découverte de la France et d’autres pays
européens ; le Printemps de Pékin ; les naissances de mes fils…



5) Est-ce que Wei-Wei est votre nom de naissance ou un surnom ou un nom d’écrivain ? 
Mon nom d’écrivain.



6) Serait-il possible de savoir dans quelle ville êtes vous née?
Je suis née à Nanning, capitale de la province du Guangxi, au sud de la Chine.



7) De plus, nous désirerions savoir s’il y a eu d’autres éléments majeurs dans votre vie qui vous ont marquée mais auxquels vous n’avez pas fait allusion dans votre livre. Par ailleurs , serait – il possible de savoir ce qu’il s’est passé dans votre vie de manière globale( études, famille : avez-vous , par exemple , réussit a renouer des liens avec votre mère ?) à partir de 1980 ( c’est à dire des la fin de votre ouvrage). 
1982 : j’ai réussi au concours et décroché une place à l’Université de Wuhan.
1986 : je suis partie avec une bourse pour étudier à Paris.
Oui, je rentre régulièrement en Chine (pour revoir parents et amis, faire des recherches, voyager…), et je me suis réconciliée avec ma mère.




Wei-Wei répond à Simon et Alexandra, le 7 mai :


1) Comment expliquez-vous la difference de motivation scolaire entre les élèves chinois et français ? 
Quelle surprise! Merci mille fois pour la photo de "famille" et votre texte qui me font chaud au coeur...
Quant à votre question finale, je connais trop peu votre façon d'étudier
pour pouvoir y répondre. Vous me direz ce que vous en pensez quand nous nous rencontrerons à Lyon?

Voilà un petit texte que j’ai écrit pour le projet « Ecrivains pour l’
Alphabétisation » dans le cadre de la Journée Internationale de l’
Alphabétisation, organisée par l’UNESCO, le 8 septembre. La célébration pour l’année 2007 aura lieu à Bamako, Mali en coïncidence avec une importante Conférence Régionale sur l’Alphabétisation en Afrique. Ce texte basé sur l’histoire vraie d’une paysanne chinoise vous aidera j'espère à comprendre la motivation et la façon d'étudier de certains enfants chinois...

anti_bug_fck  Je suis arrivée à Paris en 1986 pour continuer mes études de français. J’ai profité de ce séjour pour voyager à travers la France et découvrir d’autres pays européens : Angleterre, Allemagne, Italie, Grèce, Autriche et ancien Yougoslavie.
Par Elevesdechinois - Publié dans : Qui sommes nous ?
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Jeudi 10 mai 2007
Pour nous aider à reflechir sur la motivation scolaire des élèves chinois, Wei-Wei nous communique ce texte qu'elle a ecrit pour un colloque de l'UNESCO:

Wei Wei

 

 

Pondeuse de rêves

 

 

Mon nom ? Hou Xialian.

Mon âge ? Soixante-sept ans depuis les dernières fleurs des pêchers.

Mon village ? Weijiachun, dans la province du Liaoning, près de la Mongolie intérieure, au nord de la Chine.

Mes voisins m’appellent Hou Daxue, Hou l’universitaire, mais je ne suis jamais allée à l’université. Je n’ai jamais fait d’études, supérieures ou primaires. Mes parents étaient trop pauvres pour m’envoyer à l’école. Pourquoi ce surnom, alors ? Eh bien, parce que… 

Tout a commencé au printemps de 1957 lorsque je me suis mariée avec Zhenming. Non non, ce n’était pas un mariage arrangé, c’était moi qui ai choisi. De tous les garçons qui étaient amoureux de moi, à l’époque, Zhenming n’était pas le plus beau ni le plus riche, mais il possédait quelque chose que je n’avais pas : il savait lire !

Mon rêve, je lui ai confié la nuit des noces, était d’envoyer tous nos enfants à l’école, de leur donner la chance de se construire un meilleur avenir…

Il a souri : Combien tu en veux ?

J’ai posé ma tête sur son épaule : Une bonne poignée.

 

 

Ils n’ont pas tardé à venir : Wenjie est né après le nouvel an de 1958 et Liyin, l’année suivante. Puis nous avons eu Wenshan, Lihua, Liyue et Lining. Au total deux garçons et quatre filles. 

Zhenming était instituteur. Il était logé à l’école où il enseignait et ne rentrait à la maison que pendant les vacances scolaires. Je devais donc tout faire toute seule : les champs, la cuisine, le ménage… Notre maison étant exiguë, j’ai pensé la doter d’une salle d’études pour que les enfants puissent avoir un espace bien à eux.

Pas d’argent pour payer les matériaux et les travaux? Pendant l’hiver où il n’y avait pas de travail aux champs, j’allais dans la montagne et en rapportais sur mon dos des pierres que j’avais arrachées, morceau par morceau. Puis, à l’aide d’un moule en bois emprunté à mon beau-frère, je faisais des briques en argile que je laissais sécher au soleil…

Les tables ? Rien de plus simple, mon mari les a bricolées avec des caisses en planches ramassées dans des boutiques. Une table par enfant, décorée d’un dessin que j’avais découpé dans du papier rouge : chien, lapin, chat, oie, coq et cerf. Quand ils sont entrés pour la première fois dans la salle… Oh! quatre décennies plus tard, j’ai encore leurs cris de joie dans les oreilles. Je vois encore leurs petits visages rayonnants.

 

 

Wenjie et Liyin, d’abord, Wenshan et Lihua, ensuite, Liyue et Lining, enfin, tous sont entrés à l’école. La scolarité, la fourniture et les livres, multipliés par six, coûtaient les yeux de la tête. Nous n’avions que trente-cinq kilos de céréales par bouche par an, c’était à peine si nous pouvions manger deux fois entre le lever et le coucher du soleil. Comment en sortir ?

Il y avait des bois de pins près du village et, plus loin, des steppes. Lorsque mes enfants étaient encore trop jeunes, j’y allais seule cueillir des champignons et couper des herbes. Quand ils étaient plus grands, ils venaient avec moi. Les herbes, une fois séchées, se vendaient six yuans les cents kilos et les champignons secs, plus lucratifs, atteignaient deux yuans le kilo.

Ils étaient formidables tous les six. Les grands s’occupaient des petits, les petits aidaient les grands. Ils portaient des vêtements rapiécés, marchaient nu-pieds, mangeaient des galettes de maïs aux oignons, faisaient leurs devoirs dans les cahiers qu’ils fabriquaient eux-mêmes avec de vieux journaux recyclés,  écrivaient avec des bouts de crayons que les autres ne voulaient plus et qu’ils rallongeaient en y attachant une baguette, mais ils me ramenaient chaque année un bulletin excellent. J’étais tellement fière d’eux.

Bien sûr, il y avait des moments très très difficiles, des jours de doute et d’épuisement physique complète… Mais aussitôt je me ressaisissais, m’accrochant de mes vingt doigts à mon rêve : je ne peux pas laisser tomber mes enfants ; quoiqu’il arrive, il faut continuer. Mon rêve faisait rêver mes enfants, et leurs rêves alimentaient le mien.

 

 

L’été 1978, Wenjie s’est présenté au concours national d’entrée aux écoles supérieures. Une amie m’a prêté dix œufs et trois livres de farine de blé. Le premier jour du concours, j’ai fait pour mon fils aîné un grand bol de nouilles.

Le soir, à son retour, il m’a chuchoté à l’oreille:

- Maman, je n’ai pas mangé tes nouilles pour rien.

Le lendemain matin, je lui ai fait des crêpes.

Il est rentré vers six heures de l’après-midi un sourire aux lèvres:

- Maman, je n’ai pas mangé tes crêpes pour rien, non plus.

Le troisième jour, je lui ai fait des raviolis.

Quand le soleil touche l’horizon, il a franchi le seuil en criant :

- Maman, je ne les ai pas mangés pour rien tes raviolis!

Mes yeux se sont remplis d’un coup de larmes. J’ai su qu’il avait réussi.

Deux mois plus tard, une lettre est arrivée : il a été pris par l’Université de Pékin.

 

 

Après le départ de Wenjie, la vie au village est devenue encore plus difficile. Nous avons tout vendu pour lui payer son voyage*. Les frais des études des autres enfants s’élevaient maintenant à plus de deux mille yuans par an. Une somme astronomique pour nous dont le revenu annuel ne dépassait pas trois cents yuans. Nous n’avons pas tardé d’être criblés de dettes. Les voisins s’enfuyaient à toutes jambes dès qu’ils m’apercevaient de loin, comme si j’étais une lépreuse, tellement ils avaient peur que je leur demande encore de nous prêter de l’argent. Ils étaient très pauvres eux aussi mais n’auraient pas eu le cœur de me le refuser.

Il faut trouver une autre solution, me répétais-je, désespérée, un moyen de gagner le plus de sous possible, le plus vite possible.

C’est alors que le gouvernement s’est résolu à dissoudre les communes populaires, et les terres ont été redistribuées aux paysans. Avant, les villageois travaillaient collectivement et partageaient les récoltes. C'était l'époque de la grande marmite. Que vous travailliez bien, travailliez mal, travailliez plus, travailliez moins, ça ne faisait pas de différence, vous aviez la même chose dans votre bol. Désormais, la marmite collective cassée, chacun dispose de son lopin, peut décider quoi cultiver, et vendre le surplus de sa production sur le marché libre. Mieux encore,  on est libre de faire ce qu’on veut. Les plus malins se sont lancés dans le commerce, l’artisanat, les transports de courte distance ; d’autres sont partis en ville vendre leur bras sur des chantiers de construction. Moi j’ai monté un petit élevage en commençant avec quatre-vingt-quatre poussins...

Cinq ans plus tard, nous avons remboursé toutes nos dettes.

 

 

L’été 1990, ma fille cadette a décroché une place à la Faculté de médecine du Liaoning. Avant elle, Liyin était partie à l’Ecole des ingénieurs du Nord-Est, Wenshan à l’Ecole des ingénieurs de Pékin, Lihua à l’Ecole normale de Fuxin et Liyue, à l’Ecole de banque du Liaoning.

La maison est soudain devenue si grande, si vide. Le silence de la solitude me coupait le souffle. C’était étrange. Mon calme habituel semblait m’avoir quittée. J’allais d’une chambre à l’autre, un torchon à la main, mais tout était luisant d’une propreté impeccable. Je sortais mon panier à coudre mais une minute plus tard je me piquais le doigt et laissais tomber l’aiguille. Impossible de me concentrer sur quoi que ce soit. Parfois je passais de longs moments assise sur le bord du lit à regarder mes mains tannées, ridées, recouvertes de durillons, déformées par le rhumatisme. Parfois je sortais jusqu’à l’entrée du village, m’asseyais sur une pierre, et y restais jusqu’à la tombée de la nuit. Je me sentais inutile, usée jusqu’aux os. 

Un jour, le facteur m’a apporté une lettre de Wenjie. Il me l’a lue. Comme j’ai voulu qu’il me la lise une deuxième, une troisième fois ! Mais je n’osais lui demander. Il devait porter le courrier à d’autres villageois.

Après avoir raccompagné le facteur à la porte, je suis rentrée dans la chambre, mes doigts crispés sur la lettre de mon fils. De longues minutes durant, je me regardais dans le miroir : visage anguleux, regard tourmenté, cheveux poivre et sel. Tu as vieilli, soupirais-je. Tout à coup, une idée a traversé mon esprit tel un éclair : mais… mais pourquoi n’apprends-tu pas à lire, toi? 

 

 

Apprendre à lire ! A cinquante-deux ans ! Facile à dire, difficile à faire. Mais l’envie était trop forte. C’était comme un appel venu du tréfonds de moi-même, impératif, irrésistible.

Je ressortais des cartons les vieux manuels de mes grands. Je copiais trait par trait les mots usuels sur de petits carrés de papier que je collais sur la table, le tabouret, le lit, la houe, la fauchette, le chapeau de paille, le théier, le panier à coudre, le pot de sel, la bouteille de sauce de soja… Quand je rencontrais des mots nouveaux, je demandais aux écoliers du village. Cinq caractères par jour, trois phrases par semaine, un texte par mois…

La veille du nouvel an de 1999, j’ai écrit six lettres, les premières de ma vie ! à mes six enfants. Je venais d’avoir soixante ans.

 

 

Que font-ils aujourd’hui ? Ingénieurs, professeurs, médecin… Oui, ils veulent que je vienne vivre avec eux, mais comment pourrais-je quitter mon village ? J’ai passé ma vie ici. J’ai mes terres, ma maison, mon élevage, mes amies, mon mari (enfin !) qui, à la retraite, m’aide à soigner les poulets. Je suis abonnée au Quotidien du Liaoning depuis plusieurs années déjà. C’est comme une nouvelle fenêtre ouverte dans ma vie : je n’ai pas besoin de parcourir le monde pour savoir ce qui s’y passe!

Parfois des voisins viennent me voir avec une lettre qu’ils ont reçue de leurs enfants qui travaillent en ville. Je leur offre un thé, déplie la lettre que je lis à haute voix, m’arrêtant de temps à autre pour leur expliquer un mot ou une phrase qui leur échappe… J’écris des réponses et des enveloppes pour eux, aussi.

Quoi ? Vous m’appelez plutôt Hou la pondeuse de rêves ? Hahaha… j’ai seulement cru au possible…

 



* A l’époque, les étudiants des écoles supérieures étaient logés et nourris par l’Etat.

Par Elevesdechinois
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Jeudi 18 octobre 2007

Rencontre avec Wei-Wei

 

Nous avons accueilli Wei-Wei au CDI du lycée le vendredi 1er juin.

C’est Enzo qui lui a souhaité la bienvenue… en chinois !

La rencontre fut très chaleureuse. Toujours souriante, l’auteur  a répondu à toutes nos questions avec précision et profondeur.

Nous avons beaucoup voyagé entre la Chine et la France…

 

Voilà quelques moments marquants de notre débat.

 

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire en langue française ?

 

« … Le  français est la langue que j’ai épousée…. mais ce n’est pas moi qui l’ai choisie, ce sont les autorités provinciales qui m’ont choisie… ce fut comme un mariage arrangé, mais j’ai découvert l’amour… »

 

« … J’ai aimé la langue française parce que j’ai découvert un monde complètement différent, un autre monde, une autre manière de penser, s’exprimer, vivre… Avant, j’étais comme la grenouille au fond du trou qui ne voit qu’une partie du ciel, comme dans le proverbe chinois… »

 

« . .. Pour écrire en français, c’est difficile, parce ce que ce n’est pas ma langue maternelle… Je cherche longtemps, pendant des jours parfois, puis un matin, cela arrive et j’écris beaucoup… J’avais des difficultés pour écrire en chinois aussi, parce que la langue chinoise n’est pas précise comme la langue française… »

 

Etes-vous fière de votre parcours ?

 

«  … Fière n’est pas le mot, mais je suis contente… J’ai fait beaucoup de choses… »

 

«   … Je suis  très chinoise… Dans la vie, il y a des choses qu’on aime faire, et d’autres non, mais on doit les faire… Ca fait partie de la vie, j’accepte de les faire, mais je cherche une autre route… »

 

Le travail à la campagne auquel vous avez-été contrainte, est-ce un traumatisme pour vous ?

 

« .. Ca dépend comment on regarde les choses…Cette expérience de ma génération n’a pas été vécue de la même manière par tout le monde… D’un côté je peux dire qu’est-ce que c’était dur, et c’était très difficile… j’avais 17 ans… Mais de l’autre côté, j’ai découvert la campagne chinoise, la vie des paysans, et j’ai mieux connu mon pays…  J’ai appris beaucoup de  choses… »

 

Vos livres sont-ils publiés en Chine ?

 

« … Non… J’attends que vous les traduisiez en chinois !  Quant à la censure, la situation a beaucoup changé en Chine. Des ouvrages très diversifiés sont publiés. Il y a de plus en plus de liberté d’expression malgré la censure. De plus, on peut toujours contourner la censure d’une manière ou d’une autre. Si je voulais le publier, un de mes ouvrages serait susceptible d’être censuré « Le Yang Tsé sacrifié ». Je l’ai écrit dans les années 90 pour apporter un témoignage sur la construction d’un barrage qui allait anéantir des milliers de villages. J’étais très, très, en colère… »

 

Pourquoi écrivez-vous ?

 

«  Je ne me pose pas la question. J’écris parce que j’ai des histoires à raconter. On cherche un langage. C’est une recherche très longue et complexe… C’est ma façon de résister au traumatisme… Les mots soignent… J’écris pour régler mes comptes avec moi… Je veux m’amuser à écrire… Je ne me sens pas obligée d’écrire, mis j’écris parce que j’ai besoin de raconter… »

 

Notre rencontre avec Wei-Wei a été filmée par M6 et a fait l’objet d’un petit reportage dans l’émission d’information « 6 minutes » du 1er juin au soir.

Par Lycée Juliette Récamier
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Lundi 23 mars 2009
Du 7 au 16 février, un groupe d'élèves et enseignants  des lycées Lacassagne et  Juliette Récamier a visité Pékin et ses alentours immédiats, en compagnie d'une guide chinoise très précieuse.
Journées bien remplies avec un programme fourni de visites de lieux historiques et culturels : La place Tien Anmen et la Cité interdite, le Temple du Ciel, le Palais d'Eté, le Palais de Confucius, le Palais du prince Gong, la Tour de la Cloche, le Temple des Lamas, le musée de Pékin, le nouveau théâtre de Pékin, le parc Beihai, le pont Lugou dit pont Marco Polo, la Grande Muraille, le site des tombeaux des empereurs Ming...
Sans oublier la visite en cyclo-pousse d'un des hutongs (vieux quartiers de Pékin en voie de démolition..), un spectacle de l'Opéra  de Pékin, un spectacle d'acrobatie, les installations olympiques, le tai-ji dans un parc, les nombreuses flâneries dans les marchés, rues et centres commerciaux, les restaurants qui nous ont permis de savourer canard laqué et raviolis chinois tout autant que la cuisine chinoise quotidienne ...
Sans oublier non plus les éclairages historiques apportés par un professeur d'histoire de Lacassagne et quelques élèves de Récamier...

Le groupe est rentré enthousiaste d'un séjour qui a permis aux élèves de s'imprégner de la culture et de la langue  chinoises! De quoi leur fournir motivation et connaissances pour poursuivre  l'étude du chinois!

Consultez sur ce blog l'album photos du voyage, et lisez ci-dessous les impressions de quelques voyageuses.


Pour moi, ce voyage en Chine a été une véritable révélation. On parle souvent des Chinois pour leur développement économique ou leur culture millénaire. Et il est vrai qu’ils ont hérité de véritables merveilles ! Le Palais d’Eté, par exemple, est un mélange de luxe, de grâce et de pureté. J’ai rarement vu un si bel endroit : le bleu du ciel sur le lac glacé, les vieux escaliers sillonnant jusqu’au Bouddha doré, la jolie galerie, ses pierres grises et ses bois vernis… Mais il y a une autre Chine. C’est celle qui vit dans les bidonvilles, qui crache compulsivement pour expectorer la pollution. C’est cette Chine-là que j’ai aimée, la Chine qui se baladait avec nous dans la nuit de Pékin… je me souviendrai avoir marchandé avec elle, avoir ri avec elle, beaucoup ri. Les Chinois sont vraiment drôles. Chaque fois qu’on se baladait en groupe, ils nous harcelaient, nous suivaient comme si on était des animaux exotiques. Ils riaient d’entendre notre chinois, de nous voir galérer avec nos baguettes. Ils essayaient souvent de nous rouler aussi, mais sans méchanceté. Ils étaient aussi toujours prêts à nous venir en aide. Je me rappelle d’un garçon en particulier. On lui avait demandé où était le Mc Do le plus proche et il avait téléphoné à toute sa famille pour se renseigner.

Et bien sûr, il y a eu des moments magiques, comme le soir de la fête des lumières. L’espace de quelques nuits, les Chinois font craquer tant de feux d’artifice qu’on se croirait dans une ville bombardée. Ils jettent des cartons entiers de pétards au milieu de la rue, interrompant la circulation.  Même les voitures de police s’arrêtent par respect de la tradition. Je suis reconnaissante aux organisateurs pour cette occasion unique que j’ai eue de connaître la Chine…

Amélie Deleuze. T4

 

 

 

 

 

Le voyage scolaire à Pékin a été une très bonne expérience. Cela nous a permis de progresser en chinois et nous a donné la chance de découvrir une culture et un pays complètement différents du nôtre.

Nous avons eu la chance d’arriver pendant la célébration du nouvel an chinois (qui dure deux semaines). Des feux d’artifice étaient tirés tous les soirs et tout le monde avait la possibilité d’en tirer (sur la route par exemple). Nous avons été surpris par le code de la route de Pékin qui est beaucoup moins respecté qu’en France (ceintures, contre sens..).

Le voyage était très bien organisé. Nous avons pu visiter beaucoup de monuments et de lieux célèbres. Le Palais d’Eté a été le lieu que j’ai préféré et qui a beaucoup plu à beaucoup d’autres personnes du voyage. Nous n’avons pas pu tout voir en seulement 10 jours, mais j’espère avoir l’occasion d’y retourner… Je garde de très bons souvenirs de ce séjour.

Sakina Moulaye. T3






Ce voyage m'a permis de confronter la vision que j'avais de la Chine à la réalité.

Les premiers aperçus ne sont pas si dépaysants dans la mesure où le paysage urbain est assez proche de ce qu'on peut connaître. Mais très vite les différences apparaissent. Les sites visités étaient incroyables et c'était sympa de voir la véritable architecture chinoise et pas seulement les buildings façon New-York city. Les distances parcourues en car montrent déjà à quel point on change d'échelle en se rendant à Pékin: à côté Lyon parait très petit!

Je n'ai pas ressenti la “surpopulation”. Les rues n'étaient pas plus bondées qu'en France, en revanche la circulation était démente et la quantité de taxis (jaunes) impressionnante. Ce moyen de transport nous a permis de sortir le soir car ce n'était pas cher (10 yuans soit environ 1euro) et c'était de plus très facile d'accès. Les Chinois ne font pas vraiment attention au code la route et apparemment les limitations de vitesse (écrites en chiffres arabes) sont là pour rassurer les touristes!

Le dernier jour de la fête du nouvel an était complètement dingue. Je m'étais déjà habituée à entendre des pétards tous les soirs depuis notre arrivée mais le dernier jour m'a donné l'impression d'être sous les bombardements. Alors qu'en France l'emploi de feux d'artifice est soumis à une stricte réglementation, les chinois ne s'en font pas pour si peu. En effet, chacun est libre d'allumer son propre feu d'artifice même si c'est en plein milieu de la route. Petit détail: le lendemain les routes étaient complètement nettoyées.

Nous avons aussi assisté et participé à une séance de taiji, essentiellement pratiqué le matin par les personnes agées pour se maintenir en forme. Les retraités se rassemblent aussi la journée pour diverses activités. Ainsi nous avons croisé des groupes chantant et dansant dans un parc. Ce qui était amusant, c’ est qu'ils étaient tous à côté les uns des autres mais faisaient des choses complètement différentes.

Les marques de l'occidentalisation sont assez visibles. On trouve des McDonald et des KFC à tous les coins de rues. Les grandes marques occidentales remplissent des avenues entières. Ils ont aussi des méthodes plus développées pour apprendre les langues étrangères ils travaillent notamment sur des scripts de films américains. Il y a eu des moments où je me rendais vraiment compte que j’étais  dans un autre pays, comme lorsque que je voyais les 10 saisons de Friends à 12 euros. Tout n'est cependant pas aussi bon marché. La plupart des produits occidentaux étaient à des prix semblables aux nôtres.

La plupart des Chinois était ouverts pour parler avec nous, ils ont été assez accueillants et curieux de connaître nos origines et il a été intéressant d'échanger avec eux, notamment pour pratiquer notre chinois.

Pékin est sutout une ville surprenante dans ses contrastes. D'un côté la croissance économique se fait sentir mais on remarque aussi que beaucoup ont été laissé de côté (des murs sont construits pour cacher les maisons moins “présentables”. Nous avons peut-être seulement eu un aperçu du vrai mode de vie des Pékinois mais c'était déjà très enrichissant.

 Estelle Lichnowski. T4

 

Par Lycée Juliette Récamier
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Présentation

Apprendre le chinois

Je peux vous parler de ce qui m'a poussé à apprendre le chinois. Tout d'abord c'était par curiosité, parce qu'on parle de cette langue comme quelque chose d'impossible, de difficile. J'ai donc décidé d'en juger par moi même. Ensuite, j'ai eu l'occasion d'aller deux fois à Pékin et j'ai beaucoup aimé ce pays, les gens, la culture, rien que le quotidien m'a plu.
                                                                                                                                                                                                                                   Elsa Canal

J'ai voulu apprendre une langue d'avenir, en effet la Chine occupe un rôle de plus en plus important dans le monde. De plus c'est un fabuleux tremplin pour découvrir une nouvelle culture intéressante à tout point de vue. Et en plus, c'est une option facultative, donc un bonus conséquent pour le bac.  Plus tard, ce sera une aide incontournable pour entrer dans une école d'ingénieur ou de commerce.
                                                                                                                                                                                                                              Lilian Canillas

J'ai voulu apprendre le chinois car c'est une langue fascinante, de rigueur, mais en même temps très souple, une langue claire mais qui possède aussi quelque chose d'un peu artistique. C'était aussi un défi pour moi : tout le monde parle toujours de la difficulté des langues asiatiques mais en réalité, j'y ai pris un réel plaisir, et puis, qui sait ? ça me servira peut-être un jour... :p vive le chinois !!!!!!!!!!
                                                                                                                                                                                                                            Amélie Deleuze

J'ai souhaité étudier le chinois car c'est une langue d'avenir, je voulais savoir si l'apprentissage de cette langue était réellement difficile et connaitre un autre pays, d'autres coutumes, une autre civilisation. Faites du chinois pour avoir une meilleure moyenne !!!! Soutenez madame Christophe car le chinois c'est trop bien avec elle : elle nous dit plein d'anecdotes et de blagues chinoises comme elle sait très bien de quoi elle parle :p vive le chinois !!!!!!!!!
                                                                                                                                                                                                                                  Gaby Ferrey


                                                                                                                                                                                                                             

Texte Libre

La médecine traditionelle chinoise

Wei-Wei a guéri d'une morsure de serpent grâce à elle...

Qu'est -ce qui la différencie de notre médecine occidentale?
Elle repose sur la relation entre l'homme et la nature, alors que la médecine occidentale ne prend en compte que l'anatomie et les symptômes.
Quand on parle de médecine traditionnelle chinoise, on parle principalement d'acupunctur, d'une pharmacopée qui vise à traiter les signes de ela maladiegrâce à des remèdes à base de plantes, et de massages qu'on pratique pour soulager les douleurs.

Pour plus d'informations, consultez le site Chennen(cf dans la rubrique lien)

                                                                                                                           David Le. 1ere4 




La révolution culturelle

Elle a commencé en 1966. Quand Wei-Wei est allée à l'Université, elle était en train de finir. Mais son séjour à la campagne relevait d'une mesure phare de cette révolutionconnue sous la formule "rééducation des intellectuels".

Il s'agissait de former les intellectuels pour que le capitalisme ne revienne pas, et que le modèle socialiste ne soit pas remis en cause, d'une sorte de "lavage de cerveau" pour que les intellectuels pensent comme les communistes :

" Nous espérons que nos intellectuels continueront d'avancer et qu'ils acquerront une conception communiste du monde, s'assimileront le marxisme-léninisme et se fondent en un tout avec les ouvriers et les paysans".

Les étudiants sont envoyés dans les campagnes dans le but de travailler pour faire corps avec les ouvriers et les paysans et oublier les traditions et les vieilles idéologies.

                                                                                                                  Sarah Belouar. 1ère3

Texte Libre

J'ai retrouvé des écrits de Mao datant d'avant la révolution culturelle et je me suis dit qu'il ne serait peut être pas inutile de les citer pour connaître le point de vu du partie communiste et éclairer le contexte dans lequel Wei Wei a grandi.
La Documentaliste du Lycée Juliette Récamier : Madame François


Mao Zedong  :  la révolution, la jeunesse…
«  Nous devons faire comprendre à toute la jeunesse que notre pays est encore pauvre, qu’il n’est  pas possible de modifier radicalement cette situation en peu de temps, que c’est seulement par leurs efforts unis que la jeunesse et tout le peuple pourront créer, de leurs propres mains, un Etat riche et puissant en l’espace de quelques dizaines d’années. Le régime socialiste nous a ouvert la voie vers la société idéale, mais pour que celle-ci devienne une réalité, il faut travailler dur »
Extrait de « De la juste solution des contradictions au sein du peuple » (27 février 1957)

«  Comment s’y prendre pour déterminer si un jeune est révolutionnaire ou non ?... il n’y a qu’un seul critère : ce jeune veut-il se lier aux masses ouvrières et paysannes et se lie-t-il effectivement à elles ?... Qu’il se lie aujourd’hui aux masses d’ouvriers et de paysans, il est un révolutionnaire ; que, demain, il cesse de le faire, ou qu’il se mette au contraire à opprimer les gens du peuple, et il sera alors un non-révolutionnaire ou un contre-révolutionnaire »

 Extrait de « L’Orientation du mouvement de la jeunesse » (4 mai 1939)

 

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Baguettes Obligées !

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